Transition primaire-secondaire2022-06-27T11:23:36-04:00

Une étape importante

La transition entre le primaire et le secondaire est une étape importante dans le développement du jeune. Alors que ce dernier doit faire face à de nombreux changements tant physiques, émotifs, psychologiques que sociaux, il doit également affronter des changements importants au plan scolaire, tels : il doit changer d’école laquelle est souvent beaucoup plus grande, se faire de nouveaux amis qui proviennent de milieux différents, rencontrer de nouveaux professeurs, redevenir le « plus jeune », etc.

Tiré d’une initiative de la TREM

Qu’est-ce qu’une transition scolaire?

Une transition est scolaire est la période de temps où votre enfant vit un changement dans son environnement scolaire et s’y ajuste. Il est possible que la transition puisse générer un sentiment d’insécurité chez votre enfant. Vous pouvez l’aider à mieux vivre cette période en l’informant sur les changements qu’il vivra dans ses relations sociales, ses façons de fonctionner et ses façons d’apprendre…

Changements dans le nouvel environnement

Primaire Secondaire
L’organisation des matières enseignées est prédéterminée, dirigée et ajustée par l’enseignant. Les périodes de cours sont prédéterminées et fixes. L’élève est responsable de connaître son prochain cours et de s’y présenter.
Le matériel de l’élève est entreposé dans sa classe. L’élève entrepose son matériel dans un casier et est responsable de le transporter à chaque cours.
L’horaire de l’élève comprend des récréations : il a l’obligation d’aller dehors. Le retour se fait dans la même salle de classe, sauf pour les spécialités. L’horaire de l’élève comprend des pauses libres permettant de récupérer du matériel dans son casier et de se déplacer entre les cours.
Pour dîner, un lunch est généralement apporté par l’élève et l’heure des repas est supervisée par le service de garde. Il peut également manger à la maison. L’élève est libre sur l’heure du repas. Il peut prendre un lunch de la maison, utiliser la cafétéria ou sortir dîner à l’extérieur (parfois sous certaines conditions).

Changements dans les relations sociales

Primaire Secondaire
Les élèves proviennent généralement du même quartier. Les élèves proviennent de différents quartiers ou municipalités d’un même territoire.
L’élève conserve le même groupe-classe toute l’année, pour toutes les matières. L’élève peut avoir des groupes différents en fonction des cours. Les options rassemblent les élèves ayant des intérêts communs.
L’élève côtoie les autres élèves lors des récréations, des activités au service de garde et des activités parascolaires. L’élève côtoie les autres élèves lors des pauses, des activités socioculturelles et des activités parascolaires.
L’élève est dirigé par un enseignant principal permettant de créer un lien significatif. L’élève côtoie plusieurs enseignants et un titulaire lui est désigné pour créer un lien significatif et une référence en cas de besoins.
Un service de soutien psychosocial est disponible en cas de conflit, intimidation, difficulté de comportement, etc. Un service de soutien psychosocial est aussi disponible en cas de conflit, intimidation, difficulté de comportement, etc.

Changements dans les façons d’apprendre

Primaire Secondaire
Des devoirs et des leçons sont généralement données à la maison dans un délai d’une semaine. Des devoirs et des leçons sont généralement donnés à la maison et peuvent s’échelonner sur plusieurs semaines.
La note de passage est de 60%. La note de passage est également de 60%.
Un soutien est disponible aux élèves ayant des besoins particuliers. Il y a une prise en charge de l’élève par une équipe multidisciplinaire pour assurer sa réussite. Un soutien est également disponible aux élèves ayant des besoins particuliers. L’élève est invité à utiliser les services disponibles pour soutenir ses apprentissages.

Capsule pratique 1- Les transitions scolaires, de quoi parle-t-on?

Dans cette capsule, M. Simon Larose nous parle de la nature des changements significatifs vécus par les jeunes au moment des transitions scolaires.

Deux caractéristiques fondamentales sont abordées afin de définir la notion des transitions scolaires, soit les changements significatifs dans l’écosystème de l’enfant et les changements significatifs internes aux jeunes.

Visionnez la capsule dès maintenant!

Capsule pratique 2- Les impacts des transitions scolaires sur la persévérance et la réussite éducative.

Dans cette capsule, M. Simon Larose nous parle des impacts des transitions scolaires sur la persévérance et la réussite éducative. Cette vidéo met en lumière les conséquences potentielles des transitions tout en élaborant les stratégies positives d’adaptation qui favorisent le développement personnel des jeunes dans les milieux scolaires. Finalement, M. Larose expose des solutions efficaces pour que les jeunes, qui sont plus à risque de vivre difficilement tout type de transition, soient mieux encadrés et accompagnés par les intervenants et les éducateurs.

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Capsule pratique 3- Les initiatives pratiques pour favoriser des transitions positives.

Dans cette capsule, M. Stéphane Duchesne nous partage les besoins fondamentaux des jeunes et des initiatives pratiques pour favoriser des transitions scolaires positives. À ce sujet, deux programmes d’intervention ont été mis en place afin de maximiser la satisfaction des élèves en transition vers le secondaire: le programme MAXIME et le programme ACCES. Le programme MAXIME offre un outil pour aider les parents à adopter une démarche de soutien psychologique efficace auprès de leurs jeunes afin d’améliorer leur transition scolaire. Le programme ACCES, de son côté, vise à outiller des enseignants-ressources du secondaire à adopter de meilleures pratiques d’intervention pour soutenir les besoins psychologiques des élèves à risque en période de transition.

Visionnez la capsule dès maintenant!

Parmi les facteurs de réussite des jeunes, l’engagement des parents est essentiel et incontournable

Sentir que vous vous intéressez à ce qu’il fait à l’école motivera et encouragera votre jeune à persévérer. Au jour le jour, vous pouvez l’aider et le soutenir par des gestes simples : il suffit bien souvent d’être présent, de l’écouter, de vous intéresser à son travail scolaire, de rencontrer ses enseignants, de discuter avec lui de problématiques qui sont traitées en classe, d’échanger sur l’actualité, de l’inciter à fréquenter la bibliothèque, de vous impliquer dans la vie de l’école, etc.

Certains jeunes vivront cette transition sans heurts alors que d’autres vivront leur lot d’émotions qui peuvent avoir de nombreuses conséquences, notamment une plus grande insécurité, des troubles affectifs, d’hyperactivité, d’agressivité, un manque de motivation scolaire et parfois une baisse de la persévérance scolaire.

Ce que vous pouvez faire pour faciliter la transition :

  • Veiller à ce que votre enfant dispose de temps et d’un espace calme pour la réalisation de ses travaux quotidiens.
  • Aider votre enfant à acquérir de bonnes habitudes de travail, à gérer son temps et à se fixer des priorités afin de pouvoir aborder son travail scolaire de manière disciplinée et éviter la panique causée par les retards.
  • Discuter et échanger régulièrement avec lui par rapport aux situations qu’il vit à l’école.
  • Être à l’affût des signes indiquant que votre enfant éprouve des difficultés inhabituelles.
  • Participer régulièrement aux activités d’échanges avec le personnel scolaire, dès le primaire. C’est la meilleure façon de connaître les ressources auxquelles votre enfant pourrait avoir accès, notamment lors de son intégration au secondaire.

Inspiré du document : Les transitions à l’école : Croyances, faits et ressources, de l’Université de Sherbrooke.

Par Patricia Therrien, Directrice adjointe
Aidersonenfant.com

Le passage du primaire au secondaire constitue une étape scolaire tout aussi importante pour votre enfant que son entrée à la maternelle. Comme parent, on souhaite que tout se passe bien et que notre enfant vive harmonieusement ce grand changement.

Pour faciliter cette transition chez votre enfant, voici quelques moyens qui vous permettront de bien de le guider :

Établir une routine quotidienne

Aidez-le à instaurer une routine quotidienne avec laquelle il est l’aise afin qu’il soit ponctuel, efficace dans son travail, organisé avec son matériel et libre de profiter de moments de détente agréables pour lui autant le soir que la fin de semaine.

L’inscrire à une activité

Inscrivez-le à une activité parascolaire, sportive ou culturelle qui lui permettra de bouger, de dépenser son énergie et de se changer les idées avant ou après ses moments d’étude.

L’aider à bien s’organiser

Vérifiez qu’il sait utiliser adéquatement son agenda, qu’il gère efficacement son horaire, qu’il est capable de prendre des notes de cours qu’il sera capable de relire et, surtout, de comprendre quand viendra le temps d’étudier.

Lui apprendre la persévérance

Dès son plus jeune âge, apprenez-lui à persévérer quand des obstacles se dressent sur son parcours ou qu’un nouveau défi lui semble insurmontable. Certains élèves ont toujours bien réussi à l’école au primaire et ils réalisent qu’il faut faire des efforts pour atteindre ses objectifs quand on arrive au secondaire. Il n’y a pas que la note qui compte: l’apprentissage de la constance et de la ténacité sont très précieux.

Accepter qu’il puisse vivre des échecs

Acceptez le fait qu’il peut se tromper ou vivre des échecs. Même s’il n’a plus cinq ans, il est en phase d’apprentissage, et il les fera à force d’essais et d’erreurs. Dans la mesure du possible et dans des conditions raisonnables, il faut le laisser expérimenter: c’est ainsi qu’il deviendra un bon apprenant.

Donner à l’école toutes les informations pertinentes

Avisez l’école de toute particularité au sujet de votre enfant, qu’elle soit personnelle, physique ou psychologique. Par exemple, certains parents ont peur de faire savoir à la direction de l’école ainsi qu’aux enseignants que leur enfant a été évalué par un spécialiste et que des mesures particulières ont été recommandées. Toutes ces informations (qui seront traitées de façon confidentielle) sont essentielles afin de pouvoir offrir le meilleur suivi possible. Il est primordial de les transmettre dès le début de l’année ou lorsqu’une situation particulière survient.

Poser des questions aux enseignants

N’hésitez pas à demander de l’aide ou des conseils aux enseignant(e)s de votre enfant, qui sont les personnes ressources les mieux placées pour vous écouter et vous outiller adéquatement.

Lui démontrer de l’intérêt

Posez des questions à votre enfant au retour de l’école. Prenez le temps de l’écouter et de lui montrer que vous portez attention à ce qu’il fait et ce qu’il vit. Votre intérêt est très précieux pour lui.

Lors de sa rentrée au secondaire, votre enfant devra s’adapter à des situations variées, à un plus grand nombre d’élèves et d’enseignants ainsi qu’à des exigences nouvelles. Lui apprendre à être proactif, à chercher des solutions par lui-même et à devenir débrouillard est essentiel: ces qualités lui permettront de devenir un élève autonome et responsable.

Comme parent, vous avez la chance de pouvoir guider votre jeune dans le choix d’une école secondaire où il pourra s’épanouir pleinement! Visiter quelques écoles est le meilleur moyen de trouver celle qui convient aux intérêts et aux besoins de votre enfant. Voici quelques pistes pour vous aider!

Identifier les écoles à visiter

Écoles publiques : Pour obtenir plus d’informations ou les dates des activités portes ouvertes (généralement en septembre ou en octobre), visitez le site du centre de service scolaire affilié à votre secteur.

Écoles privées : Pour vous informer au sujet des écoles privées, vous pouvez consulter l’annuaire de l’enseignement privé.

Discuter avec son enfant

Avant la visite, il est important de demander à votre enfant ce qu’il attend de sa future école. Il faut aussi considérer les aspects pratiques :

  • Est-ce qu’il souhaite suivre un programme particulier? Par exemple : études internationales, sport-études, arts-études, etc.
  • Quel sera son moyen de transport (à pied, en transport collectif)?
  • Combien de temps est-il prêt à voyager chaque jour?
  • Etc.

Les activités parascolaires

Les activités parascolaires occupent une place importante dans la vie des adolescents. Entre autres choses, elles leur permettent de se forger de nouvelles amitiés, de développer leur sentiment d’appartenance et d’augmenter leur estime de soi.

Pour toutes ces raisons, il est intéressant de s’informer quant aux activités offertes par le futur établissement scolaire de son enfant :

  • Quelles activités sont disponibles?
  • Quand se tiendront les inscriptions?
  • Quel est le coût des activités?
  • Faut-il que mon enfant ait déjà une base?
  • Est-ce qu’il y aura un test de classement (comme pour le hockey)?
  • L’équipement sera-t-il fourni par l’école?

Tenir compte des besoins particuliers

Si votre enfant a un plan d’intervention ou des besoins particuliers, il est conseillé de s’informer auprès de l’école afin de connaître les ressources et les services offerts par celle-ci. Par exemple, vous pourriez poser les questions suivantes :

  • Quels sont les services disponibles (aide aux devoirs, orthopédagogie, orientation professionnelle)?
  • Quels sont les délais d’attente pour bénéficier des ressources?
  • Etc.

S’informer des détails techniques

Quand vous accompagnerez votre enfant dans les écoles, vous pourrez aussi poser d’autres questions sur des sujets qui vous importent. Par exemple :

  • les dates limites pour l’inscription et les tests d’admission;
  • l’horaire type d’une journée d’école;
  • la quantité de devoirs et de leçons;
  • les moyens de communication avec les parents;
  • Etc.

Votre enfant aura certainement, lui aussi, des questions à poser aux élèves chargés de l’accueil. Par exemple :

  • Qu’est-ce qu’ils aiment de leur école?
  • Est-ce qu’il y a des activités d’intégration pour les élèves de première secondaire?
  • Etc.

Explorer les installations

La visite des écoles est l’occasion rêvée d’examiner les salles de classe, les locaux de musique, de danse, la bibliothèque, les laboratoires et la cafétéria. À titre d’exemples, vous pourriez chercher à savoir si :

  • le gymnase est équipé d’appareils de sport, de matériel diversifié, etc.;
  • la bibliothèque contient beaucoup de livres;
  • le matériel de labo est du type rétro ou techno;
  • le menu des repas offerts à la cafétéria est varié;
  • etc.

Prendre des notes

Il peut être utile de noter par écrit vos observations (ambiance, points forts, points faibles) tout au long ou immédiatement après chaque visite pour y réfléchir plus tard. Cela vous aidera à ne rien oublier et à mieux comparer les écoles visitées.

Trucs et outils

Pour vous aider, consultez notre outil « Visite d’écoles secondaires : mes observations ».

Collaborateurs

Rédaction : Marie-Claude Ouellet
Révision scientifique : Mathieu Labine-Daigneault, orthopédagogue

Réécriture : L’équipe d’Alloprof Parents

Présenté par la CSDN

Pour un jeune, passer du primaire au secondaire comporte son lot d’inquiétudes : oublier le code de son cadenas, se faire de nouveaux amis, avoir plusieurs enseignants, côtoyer un plus grand nombre d’élèves, ne pas trouver son local, avoir plus de devoirs, etc.

10 trucs simples et concrets pour faciliter la transition :

1. Acheter un cadenas durant l’été et se pratiquer à le débarrer;

2. Aller visiter l’école et découvrir où se situent les toilettes, les gymnases, les vestiaires et les classes (si possible faire le trajet de la première journée);

3. Montrer comment utiliser un agenda et inscrire les différents cours selon les périodes scolaires;

4. Utiliser un code de couleurs pour chaque matière scolaire (ex math = vert);

5. Déterminer le lieu d’étude, l’heure et le matériel nécessaire (avoir en double une calculatrice, une règle, un dictionnaire, des feuilles lignées…);

6. S’assurer que le sac d’école est prêt la veille et près de la porte (Dans la course du matin, il s’agit d’un facteur de stress de moins);

7. Porter une attention particulière aux cartables des enfants (si c’est pêle-mêle, c’est certain que les devoirs et travaux se perdront);

8. Acheter de petites tablettes pour mettre dans le casier et obtenir plus de rangement;

9. S’intéresser à ce qu’il fait, ses loisirs, ses préoccupations, ses idées;

10. L’écouter, tout simplement!

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PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Certains enfants sont aux prises avec une anxiété qui peut rendre ces premiers jours d’école difficiles pour toute la famille.

Pendant que de nombreux enfants vivent un stress « normal » de la rentrée, d’autres sont aux prises avec une anxiété qui peut rendre ces premiers jours d’école difficiles pour toute la famille.

Nadielle KutluNADIELLE KUTLU, COLLABORATION SPÉCIALE

Craindre de ne pas savoir bien écrire ou de ne pas se faire d’amis, avoir peur du regard des autres élèves ou d’attraper la gastro à l’école sont des exemples d’inquiétudes, banales aux yeux des adultes, mais qui peuvent entraîner une réelle anxiété chez des enfants. Au point où ils refuseront d’aller à l’école. Sans oublier les symptômes physiques comme des maux de ventre, des vomissements ou des crises qui peuvent accompagner cette phobie scolaire. Manipulation ? Caprice ? Loin de là, clament les experts.

« C’est une problématique peu fréquente, mais on en voit dans les écoles. Le refus scolaire peut aussi arriver en cours d’année », souligne Marie-Hélène Vaillancourt, psychologue à la commission scolaire des Patriotes.

Si le stress est une réponse normale à une situation, « l’anxiété, c’est vraiment une inquiétude excessive. Un sentiment de peur qui nous amène à des comportements d’évitement. C’est le cas quand les enfants ne veulent pas aller à l’école. Ils veulent éviter la situation parce qu’ils sont trop inquiets », explique la psychologue et présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, Christine Grou. On est dans une « disproportion entre l’intensité et la fréquence des inquiétudes et la problématique réelle », poursuit-elle. Plus la réaction de l’enfant est intense et fréquente, plus cela démontre un problème.

Ce n’est pas normal qu’un enfant ait toujours mal au ventre avant d’arriver à l’école.

Marie-Hélène Vaillancourt

Anticiper des scénarios « catastrophes »

L’enfant peut manifester deux types d’inquiétude : une inquiétude réelle, comme celle de se faire de nouveaux amis à la suite d’un changement d’école. Ou une inquiétude pour des problèmes inexistants, mais qui peuvent potentiellement arriver. Par exemple, « si j’attrape des microbes et que je tombe malade » ou « si j’ai des moins bonnes notes cette année ». En début d’année, c’est plutôt cette deuxième peur qui se manifeste.

La Dre Grou ajoute qu’un enfant anxieux devant une situation réagira de trois façons : il voudra éviter la situation, réagira physiquement (maux de tête, de cœur, de ventre) ou aura des difficultés émotionnelles ou comportementales.

Que faire si son enfant est en crise avant d’aller à l’école ? « L’enfant qui est en crise est en détresse. Il ne faut pas que le parent ajoute de la détresse par-dessus en le chicanant », souligne Christine Grou. « Et il ne faut surtout pas minimiser les symptômes physiques, ils sont bien réels », insiste Marie-Hélène Vaillancourt. On essaie donc de le calmer du mieux qu’on peut.

L’entrée au préscolaire, en première année ou en première secondaire est une période de transition qui est généralement plus anxiogène.

Trucs pour apaiser un enfant anxieux

Les sources d’anxiété chez les enfants sont multiples. S’il n’existe pas de formules magiques, quelques astuces peuvent aider l’enfant. Mais n’hésitez pas à consulter un professionnel de la santé.

Éviter de garder l’enfant à la maison

Devant une anxiété et un refus d’aller à l’école, « c’est normal que les parents soient en détresse. Et c’est normal de vouloir protéger notre enfant et de le garder à la maison. Il va mieux à la maison, donc c’est rassurant », observe Marie-Hélène Vaillancourt. Mais mieux vaut le rassurer à l’école, en travaillant en équipe avec l’établissement. « La pire chose à faire, c’est de l’évitement », ajoute Mme Grou. Car c’est comme si on donnait raison à l’enfant d’être si inquiet à l’école.

Communiquer
On peut aider l’enfant à verbaliser ses craintes. Quand il n’est pas en pleurs, on peut lui demander ce qui lui fait peur. À travers ses réponses, on peut imaginer avec lui le pire scénario qui pourrait arriver et trouver des solutions rassurantes.

Après l’école
Un enfant anxieux a besoin de la présence de son parent après l’école. On peut l’encourager à raconter sa journée et lui demander ce qui lui ferait plaisir après les classes : jouer au parc, manger un cornet de crème glacée, etc.

Rencontrer le professeur
Dès le début de l’année, on n’hésite pas à demander de rencontrer le professeur. On privilégie une rencontre individuelle plutôt qu’une communication par courriel. La clé : créer une alliance avec l’enseignant.

Ne pas surcharger

Il faut se rappeler que l’enfant doit avoir des moments de plaisir et de détente tous les jours, souligne Mme Grou, sinon, « c’est sûr qu’il deviendra anxieux et stressé ».

Doser les activités parascolaires
Les activités parascolaires nuisent-elles à un enfant anxieux ou l’aident-elles ? « Les deux ! », répond Christine Grou. « Ça va aider si l’activité est une source de valorisation. Par exemple, un enfant qui a de la difficulté d’apprentissage à l’école, mais qui est un champion de sport, on ne va pas lui enlever son sport, parce que c’est extrêmement important qu’il garde cette source de valorisation. Les activités parascolaires peuvent amener de l’anxiété si c’est une surcharge. » Elle rappelle que la priorité pour un enfant, c’est de bien manger, bien dormir, se détendre et aller à l’école.

Être disponible pour son ado
En ce qui concerne les plus vieux, on peut leur demander de nous appeler sur l’heure du midi pour prendre le pouls de leur journée. Ils nous envoient promener ? Pas de panique ! « Il ne faut pas se laisser impressionner. Ce n’est pas important que l’ado réagisse comme ça, ce qui est important, c’est qu’il sente que le parent souhaite savoir ce qui se passe dans sa vie. »

  • Plusieurs écoles secondaires organisent des journées de visite et de contact avec le personnel scolaire vers la fin de l’année scolaire. Informez-vous des horaires de ces journées « portes ouvertes » et participez-y.
  • Plusieurs écoles secondaires offrent la possibilité aux élèves de bénéficier de projets pédagogiques particuliers (multisports, théâtre, langues, sciences, volet international, etc.). Informez-vous à ce propos auprès des directions d’écoles situées dans votre région. Toutes les écoles secondaires ont un projet éducatif qui leur est propre et l’ensemble de ces institutions doit développer un plan de réussite.
  • Visitez les sites Internet, blogues, Facebook des écoles qui vous intéressent et intéressent votre enfant. Ils regorgent de renseignements utiles pour faciliter la transition primaire-secondaire de votre jeune.

Inspiré du document : Les transitions à l’école : Croyances, faits et ressources, de l’Université de Sherbrooke.

La rentrée scolaire n’est vieille que de quelques semaines et vous avez choisi d’inscrire votre enfant dans une école privée ou spécialisée, l’an prochain. Or, ce dernier doit généralement se soumettre à un examen d’admission qui, s’il est réussi, lui permettra de fréquenter l’établissement. Comment le préparer à franchir cette étape?Dans un premier temps, il vous faut déterminer quelle sera la meilleure école pour votre enfant. Il existe bien un palmarès des écoles publié chaque année, mais les meilleures ne sont pas nécessairement adaptées aux connaissances acquises par votre rejeton, ni à ses aptitudes.

Les écoles

Au Québec, il existe 190 établissements d’enseignement privé. Ils se regroupent en diverses catégories :

  • Préscolaire 4 ans;
  • Préscolaire 5 ans;
  • primaire;
  • secondaire;
  • secondaire professionnel;
  • post-secondaire (collèges)
  • formations adaptées.

Certaines offrent même la résidence scolaire. Elles combinent donc l’éducation, un hébergement chaleureux et familial, de même que des activités qui stimulent l’apprentissage.

Vous en trouverez la liste en visitant la Fédération des établissements d’enseignement privés.

D’autres types

Sports-études

Votre enfant excelle dans une discipline sportive? Il existe également des écoles, dites de sport-études. Au Québec, les parents trouvent plus de 450 programmes qui vont du hockey au golf, en passant par la nage synchronisée et le taekwondo.

Spécialisées en arts

Vous trouverez également des établissements spécialisés en arts (musique, danse, cinéma), en pêcheries, en navigation, en camionnage, en administration publique… Bref, il y en a pour tous les goûts, ou presque.

Programme international

Des écoles offrent aussi un programme international. Et elles sont plus nombreuses qu’on le croit généralement. Privées ou publiques, elles s’adressent aux élèves de trois à 19 ans et se regroupent comme suit :

  • 35 établissements de niveau primaire;
  • 100 de niveau secondaire;
  • 6 de niveau collégial.

Faire son choix

Le choix d’une école privée, d’un programme sport-études, voire d’une école spécialisée (si votre enfant éprouve des difficultés d’apprentissage) relève, dans un premier temps, de vos besoins, des habiletés et des facilités d’apprendre de votre enfant, de même que de vos moyens financiers.

Même si ces écoles reçoivent généralement des subsides gouvernementaux importants, les parents des élèves qui les fréquentent doivent aussi délier les cordons de leurs bourses.

Évaluez les aptitudes de votre enfant. Il ne sert à rien d’inscrire votre rejeton au conservatoire s’il chante faux ou s’il ne maîtrise pas un instrument de musique.

Dans le même ordre d’idée, inscrire sa progéniture à un programme de nage synchronisée est inutile si l’enfant ne sait pas nager.

À vous de déterminer les aptitudes de votre descendance et votre capacité de payer.

Plusieurs établissements tiennent également des journées « portes ouvertes ». Vous aurez alors l’occasion d’évaluer, de visu, les services offerts et les lieux d’enseignement.

Préparer l’examen d’entrée

Même si l’admission dans une école privée ou spécialisée est plus ou moins conditionnelle aux résultats académiques de l’enfant ou de l’adolescent (surtout depuis la mise en place des nouveaux bulletins académiques), plusieurs établissements misent sur un examen d’entrée pour sélectionner leurs futurs élèves.

Les grandes lignes

En général, ces examens portent sur les éléments suivants :

  • la connaissance du français;
  • les connaissances en mathématiques;
  • la culture générale;
  • les habiletés logiques.

Donc, pour le préparer à l’examen, il faut revoir ces matières de base, de même que le niveau de connaissances générales de l’enfant. Ici, les « colles » sont exclues : les établissements veulent uniquement évaluer les connaissances de l’enfant.

Les outils

Il existe toutefois des outils qui faciliteront la tâche des parents.

Parmi ceux-ci, notez :

  • cinq livres parus aux Éditions Marcel Didier ou consultez son site Internet
  • des entreprises qui, en échange d’une contribution financière, préparent l’élève à subir cet examen.

Une remise en question

La pertinence des examens d’entrée est toutefois remise en question, justement en raison du haut niveau de préparation. Pour certains, ces préparatifs :

  • dénaturent le processus d’évaluation spontanée;
  • contribuent à hausser le niveau de stress chez le candidat.

Le documentaire, Les enfants du palmarès, des productions Virage, s’interroge d’ailleurs sur ce phénomène. Les écoles privées, c’est connu, regroupent principalement les élèves les plus performants. Or, la réalisatrice Marie-Josée Cardinal a identifié des impacts et des conséquences de cette sélection sur les enfants : stress, tensions, sentiment d’échec, désir de performance.

Certains établissements se sont donc tournés vers des tests de classement qui évaluent les connaissances de l’enfant, une fois accepté à l’école. Ces derniers permettent notamment d’évaluer les lacunes de l’élève.

Dans l’attente des résultats

L’élève vient de remettre son examen d’entrée. Il ne lui reste, ainsi qu’à ses parents, qu’à attendre les résultats.

Le courrier, généralement, leur apportera la réponse attendue. Parfois, vous recevrez un appel pour vous annoncer la bonne… ou la mauvaise nouvelle.

La durée d’attente varie d’un établissement à l’autre.

Toutefois, au cours de cette période, élèves et parents doivent s’attendre à vivre :

  • une période d’anxiété (ai-je réussi ou non?);
  • de l’incertitude (me suis-je trompé sur une (des) question(s)?);
  • de l’isolement (l’élève demeure à la maison au lieu de faire du sport avec ses amis);
  • du stress, tant lors de la préparation qu’une fois l’examen complété;
  • de la déception (il est possible que votre enfant préfère fréquenter l’école publique, avec ses amis).

Que voilà un poids important pour de si petites épaules… Et la famille n’a pas encore reçu les résultats!

Les résultats

Voilà, l’enveloppe tant attendue est arrivée. Il ne reste qu’à l’ouvrir et à dévoiler les résultats. Certains ne peuvent attendre, d’autres appréhendent ce moment. Pour l’élève et les parents, l’anxiété est à son comble. Reçu ou pas? Comment réagir?

La réussite

Si votre enfant est reçu, c’est évidemment l’euphorie. Tous se félicitent. Les parents sont heureux. Mais il se peut que l’enfant…

  • éprouve une déception face à la possibilité de perdre ses amis;
  • subisse l’angoisse de la performance au sein de l’établissement, avant même d’y mettre les pieds.

L’échec

Si la candidature de l’élève est rejetée, les impacts peuvent se traduire par :

  • un sentiment d’échec;
  • de l’angoisse;
  • une dépression;
  • une baisse de l’estime de soi;
  • une pression additionnelle (certains parents peuvent obliger l’enfant à passer quatre ou cinq examens avant d’être reçu).

Relativisez

Un échec, quel qu’il soit, sert souvent de tremplin vers une réussite encore plus importante. Si votre enfant échoue l’examen d’admission ? il ne sera pas le seul ? soutenez-le du mieux que vous pouvez. Il est inutile de le pousser à performer au-delà de ses capacités.

Vous avez choisi l’école privée pour votre enfant. Évitez de mettre de la pression sur ses épaules, il en a déjà assez. Misez plutôt sur l’accompagnement, relativisez vos attentes et fixez-vous, ensemble, des objectifs réalistes. Après tout, votre enfant performera à la hauteur de ses capacités, et, sous la pression, il risque d’obtenir des résultats inférieurs à ceux dont il est capable.

Henri Michaud, rédacteur Canal Vie

TEXTE de François Royer, doctorant en psychologie chez Parcours d’enfant

Dans la transition du primaire vers le secondaire, votre enfant entame un pas vers un monde inconnu et rempli de nouveautés, non seulement sur le plan scolaire, mais sur les plans psychologiques, biologiques et sociaux. De grandes demandes d’adaptation pèsent alors sur les épaules des jeunes qui peuvent avoir l’impression que tous les projecteurs sont tournés vers eux. Ce contexte est propice à faire émerger des inquiétudes et des doutes quant à la capacité de répondre aux attentes, de réussir et de performer. Cette crainte d’échouer, d’être jugé ou de décevoir autrui est souvent associée à l’anxiété de performance.

Qu’est-ce que l’anxiété de performance?

L’anxiété de performance se déclinerait en trois composantes principales : la présence de cognitions négatives (surestimation des conséquences de l’échec, discours interne invalidant), des manifestations physiologiques(maux de tête, nausées) et divers comportements tels que l’évitement de la performance, la procrastination, la recherche de réassurances, des comportements de vérification, etc.

Ainsi, même un élève porté à procrastiner ou à ne pas s’appliquer dans ses travaux peut le faire en raison d’une anxiété de performance. Bien que ceci puisse paraître contre-intuitif, des stratégies d’autosabotage ou d’autohandicap sont des réactions courantes, mais généralement inconscientes, face à la peur de l’échec. Le fait d’éviter ainsi de se soumettre à une réelle évaluation des compétences peut soulager momentanément l’anxiété (par exemple, l’élève peut se dire : « Ça va, j’aurais été meilleur si j’avais mis plus de temps… »).

Par ailleurs, de telles stratégies ne font qu’accroître, à moyen terme, les doutes de l’élève sur sa propre compétence (par exemple : « serais-je vraiment capable de faire mieux en fait? ») et les chances qu’il utilise à nouveau des stratégies d’évitement ou d’autosabotage dans le futur. En ce sens, on pourrait dire que l’anxiété de performance induit des cercles vicieux.

De même, des comportements d’hypervigilance, de vérification et de recherche de réassurances peuvent induire une dynamique similaire. En effet, le surinvestissement de la matière peut, en plus d’être une stratégie très énergivore, inciter le jeune à associer ses bons résultats à ses comportements anxieux, par exemple : « c’est parce que je suis autant sévère envers moi-même que je réussis aussi bien ».

En ce sens, on pourrait dire que l’anxiété de performance peut être égosyntone, c’est-à-dire, en accord avec les croyances du jeune. Dans de tels cas, l’élève peut être réfractaire à travailler pour faire diminuer son anxiété puisqu’elle est associée à un idéal de performance à conserver. En d’autres termes, ces élèves évitent de ressentir l’inconfort qui surviendrait s’ils se présentaient à un examen en étant simplement « suffisamment » préparés.

 Quelles sont les conséquences de l’anxiété de performance?

 S’il est clair qu’un niveau optimal de stress peut accroitre la performance à une tâche ou à un examen, il en est tout autre de l’anxiété de performance. Deux théories illustrent d’ailleurs ses effets contre-productifs: la théorie de l’interférence et la théorie et du déficit des habiletés (Paterniti, 2007). La théorie de l’interférence postule qu’en situation d’étude et en situation d’examen, le discours interne de l’élève interfère avec la qualité de l’encodage de l’information et avec la recapture de l’information en mémoire.

L’hypervigilance en contexte d’examen peut également mener certains élèves à « se compliquer la vie » en cherchant un sens plus profond que nécessaire aux questions demandées. On peut aussi penser à l’effet négatif d’une emphase trop importante sur la mémorisation d’éléments sans favoriser une réelle intégration ou une vue d’ensemble. Ensuite, la théorie du déficit des habiletés est en lien avec les cercles vicieux identifiés précédemment qui mènent les élèves anxieux à développer des stratégies d’études généralement moins sophistiquées et à maîtriser moins bien la matière. On peut penser ici à une mauvaise gestion du temps, à de la procrastination ou à d’autres stratégies d’évitement qui nuisent à la performance tout en renforçant la peur d’échouer.

Anxiété de performance dans la transition au secondaire

 La transition au secondaire est le théâtre non seulement d’une adaptation à un nouveau milieu scolaire, mais aussi à une foule de changements sur les plans biologique, psychologique et social (Ali et Paquette, 2020). Ainsi, les capacités adaptatives du jeune sont sollicitées de toute part au moment même où des besoins d’affiliation sociale accrus incitent à vouloir passer inaperçus ou encore, à projeter une image d’aisance et de facilité. Lors de la transition au secondaire, l’anxiété de performance évolue, mais le refrain reste sensiblement le même. Le stress face aux tests d’admission, la crainte de vivre un refus, la peur de décevoir, le sentiment d’imposture, etc. Ce sont là des réactions tout à fait normales, mais qui prendront des proportions démesurées chez les jeunes anxieux. Accompagner son enfant à travers les méandres de ce processus est un défi qui sera différent pour chaque enfant et pour lequel on ne saurait appliquer de recette. Quelques points de réflexion sont toutefois offerts en guise de repères à considérer.

RECOMMANDATIONS POUR ATTÉNUER L’ANXIÉTÉ DANS LE PASSAGE AU SECONDAIRE

Porter attention aux signes contre-intuitifs de l’anxiété de performance. Un enfant qui procrastine, qui se montre démotivé ou blasé face au secondaire peut, contrairement aux apparences, entretenir des idéaux de perfectionnisme irréalistes et paralysants. Les remontrances, les critiques ou les accusations de paresse peuvent alors facilement confirmer la croyance d’incapacité et alimenter ainsi la procrastination et l’autosabotage.

Écouter les craintes de votre enfant par rapport au secondaire et prendre le temps de valider les défis inhérents à cette période avant de transmettre des conseils. Le fait de se sentir incompris ou parfois même jugé pour des peurs irrationnelles peut alimenter le sentiment d’incompétence et la faible estime de soi. Le fait de normaliser les difficultés ou les échecs montre aussi à votre enfant que vous ne portez pas de « lunettes roses » et qu’il peut faire confiance à votre perspective.

Une personne perfectionniste et anxieuse peut s’avérer très sensible au jugement. Même le fait de mettre le doigt sur l’anxiété de performance peut induire une réaction défensive et contre-productive (la chose étant perçue comme une nouvelle faille à tenter de dissimuler). Une première étape peut être de porter attention aux modèles de performance ou à la présence de « non-dits » dans l’environnement du jeune afin d’éviter que ce dernier reçoive des messages contradictoires.

Communiquer à votre enfant une estime, une fierté et un amour indépendants de ses succès scolaires.

Présenter le choix d’un milieu scolaire comme un ajustement entre l’enfant et l’école. Ainsi, un test d’admission échoué nous informe que ce milieu n’est pas nécessairement ajusté aux besoins ou aux intérêts du jeune.

Mettre l’accent sur la valeur des apprentissages et de l’effort plutôt que sur la performance.

ON PEUT AUSSI RELATIVISER LA PEUR DE L’ÉCHEC DE DIFFÉRENTES MANIÈRES :

  • L’échec est essentiel à l’apprentissage et à la remise en question.
  • La peur de l’échec nous mène souvent à envisager des scénarios exagérés ou irréalistes. De plus, nous tendons à sous-estimer notre capacité à rebondir et à être résilient après un échec.
  • Les tests et les examens ne sont pas nécessairement le reflet de l’intelligence d’une personne et encore moins de sa valeur intrinsèque. Comme disait le philosophe Montaigne : « Une tête bien faite vaut mieux qu’une tête bien pleine».
  • Réduire la perception de nouveauté et d’imprévisibilité qui nourrit l’anxiété de performance (CTREQ, 2020). Par exemple, en parcourant le site web de la future école, en organisant une visite, en discutant avec un proche qui connaît le milieu, etc.
  • Amoindrir l’effet d’interférence de l’anxiété de performance en développant des habiletés de gestion du stress. Plusieurs de ces techniques sont disponibles sur des applications mobiles ou sur YouTube.
    • Techniques de respiration (le Jacobson, technique de l’ascenseur, les 10 respirations profondes, etc.)
    • Techniques de pleine conscience (le scan corporel, méditations guidées, etc.)
    • Yoga ou autre activité physique/sport
  • Se donner une pression de moyens (exemple : étudier 45 minutes par soir) plutôt qu’une pression de résultat (exemple : avoir 80%). Ceci peut également contribuer à réduire l’étude « anxieuse » souvent contre-productive.
  • Amoindrir les déficits d’étude associés à l’anxiété de performance en aidant le jeune à se motiver par le biais d’objectifs SMART qui peuvent contribuer à lui donner un sentiment de réussite et de compétence.

CES OBJECTIFS DOIVENT ÊTRE:

  • Spécifiques : objectif clair et compris par tous
  • Mesurables : des repères de réussite sont définis
  • Atteignables : des moyens réalistes sont disponibles pour atteindre l’objectif
  • Réalistes : tenir compte des contraintes et des imprévus
  • Temporels : préciser un échéancier

RÉFÉRENCES

Ali, D. A. et Paquette, D. (2020). La transition du primaire vers le secondaire. Quintessence, Volume 11, No 12.

American Psychiatric Association. (2013). Diagnostic and statistical manual of mental disorders (5th ed.). doi: https://doi.org/10.1176/appi.books.9780890425596

Cocullo, M.-L. (2014). Performer… sans anxiété: programme d’intervention pour réduire l’anxiété de performance en milieu scolaire.

CTREQ. (2020). L’anxiété de performance à l’arrivée au secondaire : un mal généralisé. Récupéré à https://rire.ctreq.qc.ca/anxiete-de-performance-secondaire/

Curran, T. et Hill, A. P. (2019). Perfectionism is increasing over time: A meta-analysis of birth cohort differences from 1989 to 2016. Psychological bulletin, 145(4), 410.

Liebert, R. M. et Morris, L. W. (1967). Cognitive and emotional components of test anxiety: A distinction and some initial data. Psychological reports, 20(3), 975-978.

Paterniti, A. (2007). A pilot study comparing the efficacy of a mindfulness-based program to a skills-training program in the treatment of test anxiety (Long Island University, New York).

Plante, I., Dubeau, A., Guay, F., Antoine-Manseau, A. et de St-Hyacinthe, É. S.-J. (2009). Comprendre l’effet «Gros poisson-petit basin» lors de la transition du primaire vers des écoles secondaires avec ou sans selection sur le concept de soi, la motivation, l’engagement, la réussite et les aspirations scolaires des élèves. Projet n RP, 2010-2012.

Soucisse, M. et Heins, M.-P. (2021). L’anxiété de performance à l’enfance et l’adolescence: état des connaissances cliniques et scientifiques. Revue québécoise de psychologie, 42(3), 43-73. doi: https://doi.org/10.7202/1084579ar

Au secondaire, le parents peut-il avoir un contact personnalisé avec les enseignants, la direction, le personnel?

  • Oui, en tout temps. Peu importe sa taille, l’école s’assure que les parents puissent communiquer aisément avec les enseignants, la direction et les personnes-ressources de l’école. Certaines règles de confidentialité existent toutefois dès que l’élève a plus de 14 ans et fait appel au service de certains professionnels (psychoéducation, orientation, psychologie. etc.)
  • L’école s’engage à offrir aux parents une variété de mesures leur permettant de suivre de près la vie scolaire de leur enfant : réunions de parents, outils de suivi rigoureux (agenda, passeport, feuille de planification), contrôle des absences, etc.
  • L’utilisation d’un portail permet au parent d’avoir accès au dossier de son enfant est de plus en plus priorisée dans les écoles.

Les absences sont-elles contrôlées à l’école secondaire?

  • Chaque école secondaire est dotée d’un système qui permet de contrôler les absences et d’en informer les parents.

Comment l’encadrement est-il assuré?

  • Un enseignant responsable (tuteur, titulaire, responsable d’encadrement) assure le lien entre les parents, le personnel de l’école et l’élève. Il connaît bien l’élève, suit de près son cheminement et se soucie de son bien-être et de sa réussite.
  • Outre la présence de l’enseignant responsable, une équipe d’intervenants multidisciplinaires assiste l’élève dans son cheminement et se préoccupe de son développement intégral. S’il éprouve des difficultés, l’école en informera ses parents et les invitera à collaborer avec l’équipe-école pour lui venir en aide.

Mon enfant pourrait-il se voir offrir de la drogue, voler des objets, intimider?

  • La grande majorité des écoles secondaires sont des milieux sécuritaires et encadrés.
  • La violence, la drogue, l’intimidation, les gangs et le taxage n’y sont pas plus présents que dans d’autres milieux.
  • Les cas problèmes sont l’exception. La surveillance est étroite, et les interventions sont rapides lorsque la situation l’exige.

Les élèves côtoient-ils plusieurs enseignants, changent-ils souvent de locaux?

  • Chaque discipline est enseignée par un spécialiste. Cependant, les enseignants travaillent en concertation pour favoriser la réussite des élèves.
  • Les changements de locaux sont plus fréquents qu’au primaire, puisqu’il existe des locaux spécialisés tels que laboratoires, salle de musique, gymnase, etc. Les élèves s’adaptent très bien à ces nouveautés, qui favorisent le développement de leur autonomie.

Quel est l’horaire type d’une journée à l’école secondaire?

  • L’horaire varie d’une école à l’autre. La plage des entrées se situe entre 7 h 30 et 9 h; la plage des sorties s’échelonne de 14 h 30 à 16 h, selon l’heure de l’entrée.
  • Vous pouvez contacter l’école secondaire de votre région pour connaître les heures exactes.
  • La journée de classe est répartie en 4 ou 5 périodes variant de 60 à 75 minutes chacune, sur un cycle de 9 ou 10 jours.

L’engagement des parents est-il moins important au secondaire?

  • Au contraire, il s’agit d’un facteur de réussite déterminant. Même s’il devient de plus en plus autonome, le jeune adolescent a besoin de l’encouragement et du soutien de ses parents pendant toutes ses études secondaires.
  • Votre appui est un gage de réussite important.

Est-il plus difficile de réussir au secondaire?

  • Plus on avance dans les études, plus les exigences sont grandes. Mais les exigences sont adaptées à l’évolution des élèves.
  • Au secondaire, les élèves bénéficient de services pour les aider à s’organiser. De plus, les écoles secondaires mettent en place différentes mesures pour favoriser leur réussite. Les exemples sont nombreux : suivi personnalisé, aide aux devoirs, récupération et reprises d’examens, mesures d’appui pédagogique, pairs aidants (des plus vieux qui aident les plus jeunes), cours de rattrapage et service d’orientation scolaire.
  • Le soutien des parents s’avère aussi essentiel.

Les élèves ayant des troubles de comportement sont-ils intégrés dans les classes ordinaires?

  • Tout comme au primaire, certains élèves ayant des troubles de comportement sont intégrés dans les classes régulières.
  • Ces élèves bénéficient toutefois de services particuliers d’accompagnement et de soutien.

Source : Site Internet de la CSMV

Sur le web

Le secondaire c’est ma place
Voici enfin un site Internet convivial, simple et concret qui répondra aux questions des enfants et des parents.

Les transitions à l’école : croyances, faits et ressources
Ce dépliant vous présente rapidement comment un parent peut aider son enfant à vivre la transition primaire-secondaire de façon on positive.

Fais le grand saut!
Ce guide est destiné à votre enfant… mais comme le passage au secondaire est une étape vécue par toute la famille, quelques notes utiles vous sont proposées ! Pourquoi ne pas utiliser ce guide pour ouvrir le dialogue avec votre jeune ?

Transition primaire -secondaire

Information répertoriée dans la bibliothèque virtuelle du RIRE (CTREQ)
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Étude sur la transition, l’adaptation et la persévérance à l’école (ÉTAPE, Université Laval)

Les parents et les professionnels de l’éducation pourront consulter les résultats de l’ÉTAPE sur le site du projet de recherche dans la section « Bilan des résultats ».
Aller au site de l’ÉTAPE

Organismes d’aide

Certains organismes offrent de l’aide aux parents qui désirent aider leur enfant ainsi qu’aux élèves qui cherchent des ressources de soutien à l’apprentissage :

SOURCE Réseau des Instances régionales de concertation sur la persévérance scolaire et la réussite éducative du Québec

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